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La folle Ă©volution du stockage informatique
Capital.fr
10–13 minutesFilms HD, MP3, photos, projets professionnels… Chaque jour, sans mĂŞme y penser, nous produisons – et donc devons stocker – une masse toujours plus grande de donnĂ©es. Pourtant, l’époque oĂą l’on avait besoin de 12 disquettes pour lancer un logiciel sur un ordinateur Atari n’est pas si lointaine. Au fur et Ă mesure de l’évolution de nos ordinateurs, puis de nos tĂ©lĂ©phones, il a fallu imaginer de nouveaux moyens pour compiler et retrouver toutes ces informations. A l’heure du big data, le stockage, d’abord analogique, puis numĂ©rique, s’est donc adaptĂ©. Selon la loi de Kryder, du nom d’un ingĂ©nieur amĂ©ricain, nous pouvons techniquement doubler la capacitĂ© de nos disques durs tous les treize mois, tout en en divisant par deux le coĂ»t. Toujours plus d’espace, toujours moins cher : en 1981, le coĂ»t de stockage d’un mĂ©gaÂoctet (Ă peine une chanson MP3) Ă©tait de 700 dollars. En 1994, il passait sous la barre de 1 dollar. En 2013, 1 centime suffisait…
1890 : la carte perforée, une mémoire à 80 trous
Au dĂ©but du 18ème siècle, le Français Basile Bouchon eut l’idĂ©e de percer des rubans de tissu (puis de carton) pour automatiser son mĂ©tier Ă tisser. Cent cinquante ans plus tard, Herman Hollerith, employĂ© au United States Census Bureau, dĂ©posa le brevet d’une machine pour lire les trous de ces cartes et les transformer en donnĂ©es exploitables, puis l’utilisa en 1890 pour le recensement, qu’il traita en un an, contre dix prĂ©cĂ©demment. Herman Hollerith, ÂpersuadĂ© qu’il venait de faire une dĂ©couverte essentielle, lança sa propre sociĂ©tĂ© (IBM) et inventa la mĂ©canographie, ancĂŞtre de l’informatique.
1928 : 50 octets par centimètre de bande magnétique
La bande magnĂ©tique est l’une des plus anciennes ÂmĂ©thodes de stockage et elle continue Ă ĂŞtre utilisĂ©e. Mise au point en 1928, elle permettait d’abord d’enregistrer du son et servait dès les ÂannĂ©es 1930 Ă capter des concerts, avant que l’image ne fasse son apparition. ÂRapidement, la bande ÂmagnĂ©tique fut ÂminiaturisĂ©e et enroulĂ©e avant d’être intĂ©grĂ©e dans des boĂ®tiers : les cassettes, audio ou vidĂ©o. Le format le plus utilisĂ© fut la VHS, sur laquelle on pouvait rĂ©enregistrer Ă ÂvolontĂ©, une rĂ©volution. Dans les annĂ©es 1950, ce Âsupport fut aussi ÂutilisĂ© dans les Âpremiers disques durs Âd’ordinateurs. Et s’il semble aujourd’hui en voie de disparition, il continue pourtant de servir, Ânotamment grâce Ă son Âexceptionnelle rĂ©sistance Â(environ trente ans de durĂ©e de vie) et Ă des capacitĂ©s de stockage atteignant dĂ©sormais les 5 tĂ©raoctets (soit 5 000 milliards d’octets). ÂAinsi, en 2011, quand Gmail a supprimĂ© par mĂ©garde des millions de boĂ®tes mail, Google a pu en restaurer toutes les donnĂ©es, en les Ârecherchant sur ces Âfameuses bandes magnĂ©tiques oĂą Ă©tait toujours enregistrĂ©e une copie. Pratique.
1971 : une image sur un disque grand comme une pizza
Alors que les entreprises s’équipaient d’ordinateurs individuels, il leur fallait trouver le moyen d’ajouter de nouveaux logiciels. IBM reprit alors le principe de la bande magnétique qu’il transforma en disque plat et intégra dans un support de la taille d’une petite pizza ! Souple et fragile, ce nouveau support n’était pas pratique à transporter et on ne pouvait y écrire qu’une centaine d’octets, soit un document de quelques pages ou… une image de mauvaise qualité ! Et si le coût était relativement abordable, le lecteur, lui, était hors de prix : quasi celui d’un ordinateur. Au fil des ans, de nouveaux modèles apparurent, avec plus de capacités dans moins d’espace, comme la disquette 5,25 pouces (13 centimètres tout de même). On pouvait y enregistrer 360 ko (un livre) à ses débuts, jusqu’à 1,2 Mo au début des années 1980.
1982 : une disquette de la taille d'une poche de chemise
En 1984, Apple dĂ©cide d’équiper ses ordinateurs Macintosh avec un lecteur de disquettes 3.5, inventĂ© par Sony. Rapidement, ce format s’impose. Plus solides grâce Ă leur conditionnement rigide et avec un volet en mĂ©tal pour protĂ©ger la partie magnĂ©tique, ces disquettes ont un autre avantage, apprĂ©ciĂ© des informaticiens : elles tiennent dans une poche de chemise, leurs mensurations ayant Ă©tĂ© prĂ©vues Ă cet effet. Avec une capacitĂ© initiale de 720 ko, la disquette passe Ârapidement Ă 1,44 Mo (un morceau MP3 de basse ÂqualitĂ© ou une photo en HD en nĂ©cessite au moins le double). Surpris par le succès d’Apple, IBM et ses concurrents intègrent Ă leur tour ce nouveau format, et la Âdisquette devient incontournable, jusqu’à ce qu’elle soit dĂ©passĂ©e par de nouveaux formats. En mars 2011, Sony en arrĂŞte dĂ©finitivement la production. Mais avoir conservĂ© un lecteur Ă la Âmaison peut encore servir : en avril 2014, Cory Arcangel, un fan d’Andy Warhol, a mis la main sur de vieilles Âdisquettes contenant une Âdizaine d’images de l’artiste, sans doute les plus vieilles «œuvres d’art numĂ©rique» connues.
1984 : 80 minutes de musique sur les premiers CD-Rom
Si le CD audio a tuĂ© le vinyle en dix ans Ă peine, le CD-R fera de mĂŞme avec la disquette. Philips et Sony, les deux leaders du marchĂ© Âmusical, ont Ă©laborĂ© Âensemble les standards de ce nouveau format. D’abord cantonnĂ© Ă l’enregistrement de bases de donnĂ©es, il se dĂ©mocratisa dans les ÂannĂ©es 1990. Avec une capacitĂ© de 500 Ă 700 Mo, il permet Âd’enregistrer 80 minutes de musique ou une heure de vidĂ©o, mĂŞme si la qualitĂ© n’est pas au rendez-vous. En 1997, un nouveau format voit le jour : le CD-RW, qui permet de rĂ©Ă©crire plus de 1 000 fois sur le mĂŞme disque. Dès les annĂ©es 2000, les lecteurs CD-R sont remplacĂ©s par des lecteurs-graveurs, et le grand public peut alors archiver le contenu de son ordinateur. En parallèle, le DVD (1995) puis le Blu-ray (en 2006, le disque de 50 Go contient 4 Ă 6 heures de film) permettront d’augmenter la capacitĂ©, et donc la qualitĂ© du contenu. Sony travaille Âmaintenant sur son descendant, le Blu-ÂViolet-ray, qui pourrait contenir jusqu’à 1 tĂ©raoctet (To), soit la totalitĂ© des saisons d’une sĂ©rie ou 50 films en HD.
1994 : 70 disquettes compactées dans un seul disque Zip
Au milieu des annĂ©es 1990, les logiciels Ă©tant de plus en plus lourds, les disquettes ne font plus le poids (il en faut une dizaine pour installer un programme et lancer un jeu). Iomega invente alors la disquette Zip, contenant l’équivalent de 70 disquettes classiques (4 albums MP3 ou 10 minutes de vidĂ©o, une première pour le grand Âpublic). Elle est aussi deux fois plus rapide que la Âdisquette et moins chère que le CD-R. Mais Iomega se heurte aux constructeurs, qui n’intègrent pas ses lecteurs. Seules quelques entreprises s’équipent alors d’un lecteur externe, avant que le Zip ne tombe dans l’oubli.
2000 : plus de 100 DVD sur les cartes les plus récentes
A la fin des annĂ©es 1990, ÂtĂ©lĂ©phones, appareils photo, CamĂ©scope, consoles de jeux ou lecteurs MP3 ont besoin d’espaces de stockage fiables et de petite taille. Rapides et fonctionnant avec peu d’électricitĂ©, les cartes mĂ©moire Flash (basĂ©es sur la technologie imaginĂ©e par Toshiba, qui permet d’enregistrer sans support magnĂ©tique) deviennent vite incontournables. DiffĂ©rents formats voient alors le jour, la CompactFlash Ă©tant la plus utilisĂ©e. Si les premières avaient des capacitĂ©s de stockage limitĂ©es (1 Mo), mais suffisantes pour les appareils photo de l’époque, les nouvelles gĂ©nĂ©rations contiennent entre 8 et 16 Go. Certaines montent mĂŞme jusqu’à 512 Go, soit de quoi sauvegarder l’équivalent de… plus de 100 DVD. Mais il faut y mettre le prix : 1 500 dollars. C’est cher, mais ce n’est rien comparĂ© Ă ce que c’était. En 1991, 1 Go de mĂ©moire Flash coĂ»tait 45 000 dollars (un iPhone en nĂ©cessite 32 Go).
2000 : Deux ans de musique sur une clé USB
Utilisant la technologie Flash, IBM Âinvente un outil qui tient dans la poche : la clĂ© USB. Simple Ă utiliser, elle est solide et ne se raye pas, contrairement au CD. DĂ©but 2000, les premières Ă©taient assez grosses, encore chères et ne contenaient que quelques mĂ©gaoctets. En 2007, on pouvait y mettre jusqu’à 16 Go (soit 3 DVD) ; 512 Go dĂ©but 2013 ; 1 To trois mois plus tard. Mais un tel bijou, sur lequel on peut stocker deux ans d’écoute de morceaux MP3, a un prix : 1 050 euros. Pas très intĂ©ressant : un disque dur externe de mĂŞme capacitĂ© (certes plus encombrant et un peu moins rapide) vaut moins de 100 euros. Mais les prix de la mĂ©moire Flash Ârestent Ă©levĂ©s, la demande mondiale Ă©tant plus forte que la production.
2014 : dans le cloud, 1.000 milliards d'octets pour 7,2 euros
Au dĂ©but des annĂ©es 2000, Amazon avait un problème : en dehors des pĂ©riodes de forte affluence, ses immenses serveurs informatiques Ă©taient sous-utilisĂ©s. La solution ? Louer l’espace libre aux particuliers. Le cloud Ă©tait nĂ©. Aujourd’hui tout le monde l’utilise, parfois sans mĂŞme le savoir. La synchronisation des appareils Apple, les solutions d’entreprises d’IBM ou la ÂpossibilitĂ© de sauvegarder un Âdocument sur son PC et de le rĂ©cupĂ©rer sur sa tablette en sont autant d’exemples. Nous ne stockons plus nos informations sur nos pĂ©riphĂ©riques, mais nous les envoyons par Internet sur des serveurs Ă distance, afin de pouvoir les rĂ©cupĂ©rer n’importe oĂą. Les possibilitĂ©s sont immenses : les entreprises peuvent se ÂdĂ©barrasser de leurs encombrants et coĂ»teux serveurs, et les particuliers n’ont plus peur que leur disque dur plante.
On n’«achète» plus un logiciel informatique, mais on «loue» un programme, ses options et l’espace nĂ©cessaire pour stocker les informations. Les opĂ©rateurs se font la guerre et sont prĂŞts Ă casser les prix. Face Ă ses concurrents (IBM, Apple, Amazon, ou encore le petit français OVH, l’un des moins chers du marchĂ©), Google a frappĂ© fort et propose ainsi 100 Go de stockage Ă 1,50 euro par mois, ou 1 To Ă 7,20 euros (il y a seulement quelques mois, c’était le prix Ă payer pour 200 Go). Cette technologie, que certains n’hĂ©sitent pas Ă comparer Ă l’arrivĂ©e de l’électricitĂ© dans les usines, est toutefois dĂ©pendante de nos accès ÂInternet : «Avec une connexion ADSL moyenne, il faut compter 100 jours pour envoyer 1 To de donnĂ©es, Âregrette Arnaud Bertrand, Âdirecteur de la division cloud chez Bull. Vivement la fibre !»
Mathias Chaillot
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